HAROPA

Newsletter #7 - Votre question

- Ports de Haropa

Publié le

Quel est l’avenir de la filière carburant post covid ?

Filière carburant

La consommation de carburants a très fortement baissé depuis le début du confinement. Cette diminution a conduit les raffineries à adapter leur production à la consommation
pour éviter la saturation des stocks de produits raffinés.

L’évolution de la consommation a toutefois varié différemment selon les types de
carburants :

> La consommation de gasoil (2019 : 2,75Mt/mois) a été divisée par deux. Sa fabrication a été poursuivie pendant toute la durée du confinement. Le retour à la normale devrait être rapide avec la reprise des activités industrielles.

> La consommation des essences sans plomb (2019 : 0,71Mt/mois) et du GPL (2019 : 0,15Mt/mois) a baissé de trois quarts. La reprise progressive de l’activité et le déconfinement vont permettre de revenir progressivement au niveau de début d’année, avec toutefois un bémol du fait de la poursuite du télétravail et de la réduction associée de trafic routier.

> La consommation de kérosène (2019 : 0,58Mt/mois) est pratiquement nulle suite à l’arrêt du transport aérien. La reprise très lente dans ce secteur n’augure pas un retour à une situation normalisée avant 2023.

Ces baisses de consommation ont eu un impact significatif sur les flux de produits dans tous les pays impactés par la pandémie. En France, cela s’est traduit par une réduction significative des exports d’essences et des imports de gasoil.

Par ailleurs, la baisse du niveau de production des raffineries françaises a conduit à une réduction des importations de brut, phénomène mondial qui est illustré par l’évolution des cours du brut et les accords de réduction de production des pays producteurs. La consommation de pétrole brut a baissé au plus fort de la pandémie de 30%.

Toutefois, les projets de développement 2020/2025 ne manquent pas, avec un focus sur l’environnement et l’économie circulaire. La nouvelle règlementation sur les carburants marins, entrée en vigueur au 1er janvier 2020, impose aujourd’hui l’utilisation de fuel lourd (LSFO) avec une basse teneur en soufre (moins de 0,5%). Par ailleurs, la propulsion au GNL se développe, aussi bien dans le transport fluvial que maritime. Ainsi, avec la construction et la mise en service à venir de nouveaux navires propulsés au GNL, le verdissement de la flotte française est en cours.
 

 

Retour sommaire