HAROPA

Newsletter #6 - Juin 2020 - A la Une

- Ports de Haropa

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L’industrie papetière, une filière essentielle

En cette période troublée de crise sanitaire et économique, certaines papeteries françaises ont été contraintes de stopper leur production pendant la période de confinement dès le 15 mars dernier. D’autres ont en revanche tourné à plein régime.

Dans ce contexte, la COPACEL (Union Française des Industries des Cartons Papiers et Celluloses) n’a cessé de sensibiliser les pouvoirs publics et a insisté pour que leur filière soit reconnue comme essentielle à la sécurité et à la continuité de la vie économique et sociale du pays. Trois raisons ont motivé cette demande. Tout d’abord, sans papiers et cartons d’emballages, il n'y a pas de conditionnement de marchandises (sacs, emballages alimentaires et pharmaceutiques) et toutes les chaines logistiques restent bloquées. De même, sans papiers d'hygiène, les produits indispensables à la santé publique, tels que mouchoirs, papier essuie-mains et lingettes, peuvent très vite manquer. Finalement, sans papiers graphiques et spéciaux, il n'y aurait plus de notices de médicaments, étiquettes ou billets. 

Avec une demande très soutenue notamment pour les emballages et les produits d’hygiène, la filière papetière a été largement sollicitée en cette période de crise sanitaire. Sans compter sur la tendance anti-plastique actuelle qui profite depuis quelques temps à l’industrie du papier. 

En conséquence, une forte demande de matières premières

Tous ces produits indispensables sortant des usines françaises, sont dépendants de matières premières fondamentales, disponibles sur le marché français ou régulièrement importées. 

Les fournisseurs de papiers et cartons recyclés (collecteurs et centre de tri), majoritairement français, ont subi des fermetures totales durant le confinement, entrainant des arrêts de production de papeteries pendant quelques semaines. 

La pâte à papier est, quant à elle, soit produite en France (1.6Mt environ chaque année), soit achetée à l’extérieur (1.9Mt en 2019). Elle fait partie des ressources mondialisées et se transporte partout dans le monde, au même titre que le blé, le maïs ou le soja. Les producteurs de papier en importent de tous pays producteurs, en particulier d’Europe du Nord, du continent américain ou d’Asie. 

Le rôle des ports dans la filière

Les ports français tels que HAROPA ont été très sollicités pour recevoir, stocker et réexpédier la pâte à papier vers les sites de réception. Le savoir-faire portuaire est déterminant pour les réceptions de cargaisons en conventionnel, lesquelles exigent un soin spécifique et exemplaire de manutention. 

HAROPA-Port de Rouen, qui figure parmi les principaux ports spécialisés sur la filière pâtes à papier en France, a été particulièrement présent pour faire face à la demande de ces derniers mois. Le port de Rouen a ainsi affiché un net surcroit d’activité en mars et avril – avec respectivement +27% et +21% par rapport à l’année passée - le mois de mai s’annonçant également en hausse.

Côté terminaux, ceux-ci ont été pleinement mobilisés durant les 2 mois de confinement français et les opérateurs spécialisés ont travaillé en continu afin de faire face aux cargaisons supplémentaires reçues en mars et avril. Les sociétés de manutention expérimentée sur la filière papetière ont de leur côté mobilisé tous leurs moyens pour traiter dans les meilleures conditions possibles les volumes reçus en conventionnel, en très nette augmentation pendant cette période. 

Compte tenu des besoins actuellement exprimés, il est fort probable que l’activité intense du marché de la pâte à papier se poursuive dans les mois à venir.

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